Vous vous demandez probablement WHAT THE FUCK. Aujourd'hui, je travaillais paisiblement. J'étais un peu dans le jus, je finis de
répondre à un client et tout de suite il y en avait un autre. Les clients allaient et venaient inlassablement. Puis, devant moi, tout veston-cravaté, se tenait nul autre que *roulement de
tambour, même si le punch est déjà dans le titre" ptit lion.
Si j'avais été entrain de boire, je me serais étouffée. et j'aurais craché sur sa cravate. Il était venu pour demander des prix,
comme un client normal.
Mes clients normaux ne m'ont jamais vu nue, à 4 pattes.
Il me salua très familièrement; rusée, je lui répondis comme à tout bon client: « Bonjour, comment puis-je vous aider.» J'évitai
avec soin le "Monsieur" que je donne si généreusement d'habitude. Honnêtement, ça m'a pris de court. J'essayais de ne pas rougir et de répondre normalement. Je trouvais qu'il avait l'air vieilli.
et gentil. Comme au début. Puis, j'ai repensé à toutes ces fois qu'il avait été gentil pour mieux obtenir ce qu'il voulait, à toutes ces fois où je me sentais "sale" après les séances et surtout
à toutes les fois qu'il m'a sodomisée. ouch. Ça fait mal de l'écrire.
Pourtant, il était là, devant moi. Je crois qu'il s'attendait à ce que je sois heureuse de le voir. Pourtant, il y a des choses que
j'aurais envie de lui expliquer avec le recul, mais je ne crois pas qu'il soit intéressé à les entendre, car j'ai bien compris qu'il s'est toujours bien fiché de moi.
Il était là devant moi, pourtant celle qu'il voyait ce n'était pas celle qu'il avait connue! L'ancienne qui fermait les yeux,
qui ne comprenait pas pourquoi il ne s'occupait pas d'elle après les séances, celle qui avait peur de dire non, peur de ne pas faire cela comme il faut. Je n'ai plus 21 ans!! mais bien 22.
hehe
Voici donc en primeur ce que j'aimerais lui écrire.
Cher dominet,
ça m'a
fait un choc de te voir aujourd'hui. Si j'étais toi, je rappellerais pour avoir les prix, car je ne crois pas t'avoir donné les bons.
Tu te souviens au début quand on s'écrivait, comment tu étais doux. Tu te souviens m'avoir dit que j'étais un diamant brute à polir. Tu te souviens m'avoir dit
comment tu me trouvais mature pour mon âge. Tu m'appelais ta petite même si j'étais plus grande que toi probablement.
Ce n'est pas comme ça qu'on traite un diamant, ni même un chien. Ce n'est pas comme ça qu'on agit avec les gens que l'on considère d'une maturité
égale.
On n'impose pas à une jeune femme qui commence, qui a écrit NON sur sa liste de limite, les jeux d'uro. On ne fait pas ça. On ne lui reproche
pas de ne pas avoir apprécié. On ne la réprimande pas à cause qu'elle n'a pas envie de se faire mettre dans les fesses. On n'insiste pas, surtout quand on sait qu'elle a le coeur gros à
cause que son grand-papa est malade et qu'elle a revu sa petite soeur qui ne lui parlait plus depuis un an. On ne met pas de pression à quelqu'un avec qui on veut avoir une relation de confiance
pour des choses comme ça. Après les séances éprouvantes, on doit parler, réconforter, discuter. Avant de frapper, on doit réchauffer un minimum. Du moins, c'est la moindre des choses quand
on ressent un peu de tendresse, d'égard, de respect envers l'autre.
Faut croire que je ne t'inspirais pas ce genre de sentiments.
Moi, je t'ai fait confiance. J'aimais comment tu étais au début. Tu m'as simplement séduit pour en profiter par la suite. L'as-tu fait consciemment? Es-tu
centré sur toi même au point de ne pas t'en rendre compte? M'as-tu déjà respecté? Au moins un instant? Un moment? Au début?
Peut-être que tu avais juste envie d'essayer de fourrer une ptite jeune. Tu aurais dû me le dire dès le départ. J'aurais dû m'en rendre compte. J'aurais dû dire
non. Mais je ne l'ai pas fait. Sauf lors de notre dernière nuit où j'ai ouvert les yeux.
Je n'avais pas envie de me faire sodomiser ce soir là, mais vraiment pas envie. J'ai dit non. J'ai redit non. J'ai reredit non. J'ai haussé la voix.
NON.
NON.
Tu étais contrarié. Tu m'as dit: Tu gâches mon plaisir.
Dès le deuxième rendez-vous, je t'ai clairement dit que je n'aimais pas le sexe anal. Tu savais. Pourtant, je te laissais me l'imposer. J'y prenais
plaisir au début, mais j'étais lasse par la suite. Je me suis sentie coupable de gâcher ton sacro-saint plaisir. Mais mon plaisir à moi dans tout cela? Avais-tu une seule fois essayer de me
faire jouir d'une façon quelconque?
J'ai dit NON.
Nous sommes restés sur notre côté de lit respectif, je me suis endormie. J'aurais eu envie d'aller voir mon papa pour pleurer et qu'il me console comme
parfois quand j'étais adolescente, qu'il me console sans demander pourquoi. Le lendemain, j'étais fâchée. Tu savais que tu étais allé trop loin.
Tu as dit que de toute façon, je trainais de la patte comme soumise. Tu t'en fichais bien, au fond, de moi. La dernière fois que l'on s'est vu, tu n'as pas
daigné me serrer la main. C'était si difficile?
Je n'ai pas été une soumise parfaite, mais tu n'as pas été un dominant digne de ce nom. Tu n'as pas été un humain digne de ce nom.
J'aimerais que tu te soucies vraiment de la prochaine fille. Que tu l'écoutes, que tu lui parles, que tu lui dises qu'elle est respectable, que tu lui
démontres. J'aimerais que la prochaine, tu la respectes.
J'aimerais que la prochaine soit plus avertie que moi je l'étais, moins naïve.
J'aimerais que tu saches que tout être humain est un diamant et que lorsqu'on décide d'appeler quelqu'un "sa petite", on la chérie et elle nous
chérie.
J'aimerais que tu penses à tes filles, quand elles auront 20 ans. J'aimerais que tu penses à quel genre d'homme tu souhaites à tes filles.
Je veux que tu saches que je ne t'ai pas regretté, que j'ai vite compris mon erreur, que j'ai appris et qu'on ne m'y prendrait plus.
Je veux que tu saches que je suis avec un homme formidable, que je l'adore, qu'il m'adore, qu'il me prend dans ses bras et qu'il me chérie peu importe s'il m'a
sodomisé avant ou si je l'ai fellationé. Pour lui, je suis sa perle et il est mon diamant. Quand je joue avec lui, je n'ai pas honte de m'être laissée aller. Je ne vois jamais de dédain dans ses
yeux. Juste beaucoup d'amour.
Je veux que tu saches que j'ai appris et j'espère que toi aussi, tu as appris.
Valérie, une jeune femme respectable.