Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:28

Quand j'étais un bébé SM, je me questionnais souvent sur la place que j'occupais dans « l'univers » BDSM. Un jour, j'optais pour un terme, mais le lendemain, il me semblait inadéquat. Aucune définition ne semblait concorder. Depuis que j'explore avec G., bien des choses ont changé.

 

On m'a dit que j'étais une soumise qui traînait de la patte, une petite Domme, une masochiste, une brat et j'en ai dit tout autant...

 

Ma place est aux côtés de G.

 

Je peux simplement être moi-même. Parfois, je suis son bébé dinosaure, sa petite prostituée, la plus belle fille du monde et d'autres fois, sa Maîtresse, sa Reine. Je l'adore. Il m'a plu la première fois que j'ai posé les yeux sur lui, la première fois qu'on s'est embrassé (pendant des heures!!!) et je l'aime tellement que desfois j'ai l'impression que je pourrais exploser d'amour, que mon corps bien qu'il soit grand, s'avère insuffisant pour contenir tout ce que j'éprouve pour lui.

 

Avec lui, je peux simplement être moi-même. Et il fait bon vivre.

 

J'aime le matin, quand il dort comme un petit bébé, qu'il est tout chaud et tout doux. J'aime quand il m'emprisonne dans ses bras pour me couvrir de baisers et en faire tout autant. J'aime le réconforter quand il en a besoin. J'aime quand il me console quand je pleure. J'aime qu'il me trouve toujours belle, même quand, honnêtement, je ne le suis vraiment pas. J'aime pouvoir être tout à fait honnête avec lui, lui parler de ce qui m'excite, sans filtre aucun. Et qu'il me comprenne. Et le comprendre. J'aime quand il agit comme un gamin, quand on joue ensemble, quand il se cache derrière la porte de la salle de bain pour me faire sursauter (le vilain!), quand il me caresse les cheveux et qu'il me regarde comme si j'étais vraiment une créature magnifique. J'aime quand il beurre mes craquelins et qu'il verse le lait dans mon verre.

 

J'aime lui faire plaisir et le couvrir de 1000 attentions, le regarder et penser à quel point je l'aime, le bécotter comme si chaque parcelle de sa peau devait bénéficier d'un bisou, j'aime lui prendre la main, lui faire des reproches parfois, le couvrir de compliments, l'innonder d'amour. J'aime aller au cinéma et manger du popcorn avec lui et boire dans le même verre que lui. J'aime lui souhaiter bonne nuit à voix haute avant de m'endormir, même quand il n'est pas physiquement avec moi.

 

Je l'aime cet homme. J'aimerais trouver un autre verbe. J'aimerais mieux écrire pour lui montrer à quel point je l'aime.

 

G., je t'aime. Ma sexualité, c'est avec toi que j'ai envie de la vivre.

Par perle - Publié dans : mon vécu
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 18:34

Depuis environ un an, j'expérimente les deux côtés de la sphère BDSM. Je suis parfois dominante et sadique, d'autres fois soumise.

 

Le plaisir de la domination est engendré par un ensemble de facteurs. Je ne m'attarderai pas sur ces facteurs, car je veux vous parler de l'ivresse du pouvoir.

 

Oui, l'ivresse du pouvoir, cette même ivresse qui fait que nos politiciens nous mentent, cette même ivresse qui fait de nous le souffre-douleur de quelqu'un, cette même ivresse qui donne lieu à des guerres et à des morts. Prenez cette ivresse, cette soif et érotisez-la, définissez le cadre de ce pouvoir érotique. Le pouvoir est-il parfois une fin en soi?

 

Quelle sensation de toute puissance incroyable que de voir un homme à nos pieds, s'affairer à les embrasser comme si sa vie en dépendait! Quel délicieux plaisir des sens que de voir un homme, si fort, si brillant, pris au piège dans nos cordes, vulnérable.  Se soumettre, c'est se montrer sous un jour vulnérable et dominer, c'est en profiter pour le plus grand plaisir (ou déplaisir dans certains cas) des deux parties. Plus on amène l'autre à se soumettre, plus notre sentiment de pouvoir sur lui s'accroît, tout comme l'excitation. Sentir l'autre prêt à obéir, à tout faire pour nous faire plaisir, à souffrir pour nous amuser. Constater que plus le contrôle est exercé avec rigueur sur l'être vulnérable, plus celui-ci est excité, plus il en veut; lui aussi à soif de notre pouvoir sur lui. N'est-ce pas là le plaisir d'avoir quelqu'un à sa merci? La joie impudente de profiter de tout ce qu'il a à offrir, de l'utiliser comme un objet sexuel le temps d'une séance, d'un jeu?

 

Après, il redevient l'être aimé et respecté. On le cajole, on l'embrasse, on lui dit comment il est formidable et qu'on l'aime. La relation d'égale se remet en place. On laisse la pression retombée, on redescend sur terre, mais pendant un instant, on a tenu l'univers de cet homme dans la paume de notre main. Il nous l'a donné et on s'est montré digne d'être le centre de cet univers merveilleux.

 

Plaisir partagé, soit. Cependant, la nature du plaisir s'avère différente pour les deux protagnistes.

 

[Il s'agit uniquement de ma perception personelle de la domination]

Par perle - Publié dans : la théorie
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 04:32

Eh oui, comme le veut l'habitude, je me sens coupable de ne plus écrire beaucoup donc je publie des vieilles photos. Peut-être y a-t-il une exhibitiononiste nostalgique en moi?11.JPG

 

et c'est signé,

 

Perle, esclave en à jamais devenir

Par perle - Publié dans : ma personne en images
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 03:00

Oh mon dieu. Je vais faire une montée de lait.... mais je n'ai pas de lait...

 

J'ai bien du mal avec la notion d'esclavage. Premièrement, en général on ne choisit pas d'être esclave.

 

Dans mon pays, tous les êtres sont égaux. Je ne veux pas être moraliste, mais ça me semble tout de même fondamental. J'ai assez de respect pour moi-même et pour mes semblables pour leur laisser le droit d'être eux-mêmes et dignes de respect.

 

Je comprends que le concept de l'esclavage est différent dans l'univers du BDSM, il est théoriquement consensuel....mais l'est-il vraiment? Jusqu'à quel point devient-on esclave volontairement?

 

Voilà, je flânais sur fetlife, lorsque je lis un message sur un forum traitant du délicat sujet de l'esclavage. Un homme encourage sa femme en lui disant qu'il sait que c'est difficile pour elle de se faire dépersonnaliser ces temps-ci et qu'il la supporte dans son cheminement. Ce n'est pas la première fois que je lis les interventions de ce couple.

 

Cet homme qui prétend, avec un très beau vocabulaire et une grammaire parfaite je l'avoue, que se soucier des besoins de sa soumise, c'est se faire "topper from the bottom" et que seul son plaisir compte; sa soumise tirant ÉVIDEMMENT du plaisir à lui faire uniquement plaisir. Come on. Je ne crois pas qu'elle jouisse en faisant ta vaiselle mon champion. Ça vous donne une idée du personnage.

 

J'essaie de ne pas juger.

 

J'essaie de ne pas porter de jugement....

 

Je garde l'esprit ouvert....merde il est trop étroit. Il se referme attention!!! *bruits de portes qui claquent*

 

Trop tard!! Je juge je juge je juge. Et je publie mes infâmes jugements ici...

 

Mais oh que ça me semble malsain! Nous sommes tous dotés d'une personnalité propre, n'est-ce pas là une chose extraordinaire? N'est-ce pas formidable d'interagir ?

 

Pourquoi détruire l'autre, au point où cet autre dépende entièrement de vous? Quel intérêt de « posséder » un être sans personnalité, un être lobotomisé? Pourquoi vouloir dépersonnaliser quelqu'un ?

 

Honnêtement, même lorsque j'y mets tout le peu de bonne volonté que je possède, je ne comprends pas.

 

Certains me diront: eh bien, pour devenir un bon esclave dévoué et appartenant entièrement à son Maître (avec une lettre majuscule, les gens en voie de dépersonnalisation adorent probablement mettre des masjuscules à ce genre de mots) (que je suis garce)(et irrespectueuse)(ça fait du bien).

 

Cette réponse me poussant à me demander: mais pourquoi vouloir devenir l'esclave de quelqu'un au point de n'être plus qu'un robot fade et dépendant?

 

J'aimerais nuancer mes propos ici en précisant que je parle ici des gens désirant être l'esclave de l'autre en tout temps, ceux désirant confier la plus simple décision à leur Supérieur.

 

Oh Esclaves de ce monde, écrivez-moi que je cesse de vous juger...Aidez-moi à comprendre, à m'élargir l'esprit un peu.

 

Je comprends mal, alors je porte un jugement.

 

Ça peut paraître bête, et ce l'est tout à fait. Mais j'ai le droit d'être bête, sans demander la permission de l'être.

 

C'est une délicieuse sensation.

 

Bien souvent, je trouve que ce genre de relation est malsaine, car j'ai toujours l'impression qu'un des partenaires manipule l'autre pour arriver à ses fins. Pourquoi vouloir un esclave si ce n'est pas pour avoir tout ce qu'on veut de lui, sans qu'il ait son mot à dire?

 

J'ai l'impression que c'est un peu comme une secte. Les gens donnent leur argent volontairement, se font baiser volontairement. On peut dire qu'ils sont consentants, non? Si on oublie l'endoctrinement précédent l'accord de la victime.... L'endoctrinement. La manipulation. L'abus de confiance.

 

Étape numéro 1: Sélectionnez une personne qui traverse une dure période, qui est en remise en question ou qui a une mauvaise estime d'elle même.

 

Étape numéro 2: Faites en sorte qu'elle se sente bien avec vous, couvrez la de cadeaux ou autres. Peu importe.

 

Étape numéro 3: Isolez la personne choisie de ses proches et du reste du monde.

 

Étape numéro 4: Rendez-la dépendante de vous ou des avantages que vous lui procurez, manipulez-là. Faites-lui lire toutes sortes d'absurdité en les faisant passer pour des vérités, Altérez son jugement.

 

Étape numéro 5: Elle est à vous. Demandez-lui si elle veut être dépersonnaliser davantage. Obtenez son consentement grâce à divers discours, sophismes, chantages ou autres moyens.

 

Mettez au four et laissez cuire sur une longue période de temps. Et voilà! Votre fidèle ou votre esclave est prêt!

 

Inutile de me remercier pour la recette, c'est vieux comme le monde.

 

Je suis découragée.

Par perle - Publié dans : la théorie - Communauté : soumise
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 04:12

Vous vous demandez probablement WHAT THE FUCK. Aujourd'hui, je travaillais paisiblement. J'étais un peu dans le jus, je finis de répondre à un client et tout de suite il y en avait un autre. Les clients allaient et venaient inlassablement. Puis, devant moi, tout veston-cravaté, se tenait nul autre que *roulement de tambour, même si le punch est déjà dans le titre" ptit lion.

 

Si j'avais été entrain de boire, je me serais étouffée. et j'aurais craché sur sa cravate. Il était venu pour demander des prix, comme un client normal.

 

Mes clients normaux ne m'ont jamais vu nue, à 4 pattes.

 

Il me salua très familièrement; rusée, je lui répondis comme à tout bon client: « Bonjour, comment puis-je vous aider.» J'évitai avec soin le "Monsieur" que je donne si généreusement d'habitude. Honnêtement, ça m'a pris de court. J'essayais de ne pas rougir et de répondre normalement. Je trouvais qu'il avait l'air vieilli. et gentil. Comme au début. Puis, j'ai repensé à toutes ces fois qu'il avait été gentil pour mieux obtenir ce qu'il voulait, à toutes ces fois où je me sentais "sale" après les séances et surtout à toutes les fois qu'il m'a sodomisée. ouch. Ça fait mal de l'écrire.

 

Pourtant, il était là, devant moi. Je crois qu'il s'attendait à ce que je sois heureuse de le voir. Pourtant, il y a des choses que j'aurais envie de lui expliquer avec le recul, mais je ne crois pas qu'il soit intéressé à les entendre, car j'ai bien compris qu'il s'est toujours bien fiché de moi.

 

 Il était là devant moi, pourtant celle qu'il voyait ce n'était pas celle qu'il avait connue! L'ancienne qui fermait les yeux, qui ne comprenait pas pourquoi il ne s'occupait pas d'elle après les séances, celle qui avait peur de dire non, peur de ne pas faire cela comme il faut. Je n'ai plus 21 ans!! mais bien 22. hehe

 

Voici donc en primeur ce que j'aimerais lui écrire.

 

Cher dominet,

                         ça m'a fait un choc de te voir aujourd'hui. Si j'étais toi, je rappellerais pour avoir les prix, car je ne crois pas t'avoir donné les bons.

 

Tu te souviens au début quand on s'écrivait, comment tu étais doux. Tu te souviens m'avoir dit que j'étais un diamant brute à polir. Tu te souviens m'avoir dit comment tu me trouvais mature pour mon âge. Tu m'appelais ta petite même si j'étais plus grande que toi probablement.

 

Ce n'est pas comme ça qu'on traite un diamant, ni même un chien. Ce n'est pas comme ça qu'on agit avec les gens que l'on considère d'une maturité égale.

 

 On n'impose pas à une jeune femme qui commence, qui a écrit NON sur sa liste de limite, les jeux d'uro. On ne fait pas ça. On ne lui reproche pas de ne pas avoir apprécié. On ne la réprimande pas à cause qu'elle n'a pas envie de se faire mettre dans les fesses. On n'insiste pas, surtout quand on sait qu'elle a le coeur gros à cause que son grand-papa est malade et qu'elle a revu sa petite soeur qui ne lui parlait plus depuis un an. On ne met pas de pression à quelqu'un avec qui on veut avoir une relation de confiance pour des choses comme ça. Après les séances éprouvantes, on doit parler, réconforter, discuter. Avant de frapper, on doit réchauffer un minimum. Du moins, c'est la moindre des choses quand on ressent un peu de tendresse, d'égard, de respect envers l'autre.

 

Faut croire que je ne t'inspirais pas ce genre de sentiments.

 

Moi, je t'ai fait confiance. J'aimais comment tu étais au début. Tu m'as simplement séduit pour en profiter par la suite. L'as-tu fait consciemment? Es-tu centré sur toi même au point de ne pas t'en rendre compte? M'as-tu déjà respecté? Au moins un instant? Un moment? Au début?

 

Peut-être que tu avais juste envie d'essayer de fourrer une ptite jeune. Tu aurais dû me le dire dès le départ. J'aurais dû m'en rendre compte. J'aurais dû dire non. Mais je ne l'ai pas fait. Sauf lors de notre dernière nuit où j'ai ouvert les yeux.

 

Je n'avais pas envie de me faire sodomiser ce soir là, mais vraiment pas envie. J'ai dit non. J'ai redit non. J'ai reredit non. J'ai haussé la voix. NON.

 

NON.

 

 Tu étais contrarié. Tu m'as dit: Tu gâches mon plaisir.

 

 Dès le deuxième rendez-vous, je t'ai clairement dit que je n'aimais pas le sexe anal. Tu savais. Pourtant, je te laissais me l'imposer. J'y prenais plaisir au début, mais j'étais lasse par la suite. Je me suis sentie coupable de gâcher ton sacro-saint plaisir. Mais mon plaisir à moi dans tout cela? Avais-tu une seule fois essayer de me faire jouir d'une façon quelconque?

 

 J'ai dit NON.

 

Nous sommes restés sur notre côté de lit respectif, je me suis endormie. J'aurais eu envie d'aller voir mon papa pour pleurer et qu'il me console comme parfois quand j'étais adolescente, qu'il me console sans demander pourquoi. Le lendemain, j'étais fâchée. Tu savais que tu étais allé trop loin.

 

Tu as dit que de toute façon, je trainais de la patte comme soumise. Tu t'en fichais bien, au fond, de moi. La dernière fois que l'on s'est vu, tu n'as pas daigné me serrer la main. C'était si difficile?

 

Je n'ai pas été une soumise parfaite, mais tu n'as pas été un dominant digne de ce nom. Tu n'as pas été un humain digne de ce nom.

 

J'aimerais que tu te soucies vraiment de la prochaine fille. Que tu l'écoutes, que tu lui parles, que tu lui dises qu'elle est respectable, que tu lui démontres. J'aimerais que la prochaine, tu la respectes.

 

J'aimerais que la prochaine soit plus avertie que moi je l'étais, moins naïve.

 

J'aimerais que tu saches que tout être humain est un diamant et que lorsqu'on décide d'appeler quelqu'un "sa petite", on la chérie et elle nous chérie.

 

J'aimerais que tu penses à tes filles, quand elles auront 20 ans. J'aimerais que tu penses à quel genre d'homme tu souhaites à tes filles.

 

Je veux que tu saches que je ne t'ai pas regretté, que j'ai vite compris mon erreur, que j'ai appris et qu'on ne m'y prendrait plus.

 

Je veux que tu saches que je suis avec un homme formidable, que je l'adore, qu'il m'adore, qu'il me prend dans ses bras et qu'il me chérie peu importe s'il m'a sodomisé avant ou si je l'ai fellationé. Pour lui, je suis sa perle et il est mon diamant. Quand je joue avec lui, je n'ai pas honte de m'être laissée aller. Je ne vois jamais de dédain dans ses yeux. Juste beaucoup d'amour.

 

Je veux que tu saches que j'ai appris et j'espère que toi aussi, tu as appris.

 

Valérie, une jeune femme respectable.

 

Par perle - Publié dans : mon vécu
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